Le film « L’Affaire Marie-Claire », réalisé par Lauriane Escaffre et Yvo Muller, s’attaque au procès de Bobigny, un événement marquant des luttes féministes des années 1970. Cependant, la réception de ce biopic a été largement négative, notamment en raison de son approche jugée trop aseptisée et peu radicale, ce qui a conduit à une critique sévère de la part de plusieurs observateurs. Le choix de l’actrice principale a également été pointé du doigt comme un élément affaiblissant le récit, selon des critiques de Humanité.
En outre, le film a suscité une réaction particulièrement forte de la part des féministes intersectionnelles. Des organisations comme Choisir la cause des femmes, cofondée par l’avocate Gisèle Halimi, ont refusé de soutenir le projet, dénonçant l’invisibilisation de l’engagement décolonial de Halimi. Cette critique met en lumière les tensions au sein du mouvement féministe concernant la représentation des luttes et des identités dans les médias, comme le souligne Liberation.S2
La controverse autour de « L’Affaire Marie-Claire » illustre des fractures profondes dans le féminisme contemporain, où des voix s'élèvent pour revendiquer une représentation plus authentique et inclusive des luttes passées. Alors que le film cherche à commémorer un moment clé de l’histoire féministe, il semble avoir échoué à capturer l’essence de l’engagement de figures comme Gisèle Halimi, au risque de réduire leur impact historique à une simple narration cinématographique.S1S2