Le parquet péruvien a décidé de classer, le 27 octobre, une affaire controversée concernant la stérilisation forcée de milliers de femmes indigènes, qui s'est déroulée sous la présidence d'Alberto Fujimori dans les années 1990. Cette décision a été justifiée par le tribunal en invoquant la prescription des faits, ce qui signifie que les délais légaux pour poursuivre les responsables ont expiré. Cette affaire touche de nombreuses victimes, qui ont subi ces interventions sans consentement éclairé, dans le cadre de programmes de contrôle des naissances controversés.
La fermeture de ce dossier a suscité une forte indignation parmi les victimes et les organisations qui les soutiennent. Malgré les efforts de mobilisation et une récente condamnation internationale, le système judiciaire péruvien a choisi de ne pas poursuivre les responsables de ces actes, ce qui soulève des questions sur la justice et la reconnaissance des droits des femmes au Pérou. Les associations de défense des droits humains dénoncent un manque de responsabilité et d'empathie de la part des autorités.S2
Cette décision intervient dans un contexte où les droits des femmes et la lutte contre la violence de genre sont au centre des préoccupations sociopolitiques au Pérou. Les victimes de stérilisations forcées continuent de revendiquer justice et réparation, affirmant que ces actes constituent des violations graves des droits humains. La situation reste tendue, et les associations promettent de poursuivre leur combat pour que ces injustices soient reconnues et que les victimes obtiennent enfin réparation.S1S2