Le paysage politique israélien connaît un bouleversement majeur avec la décision du Judaïsme unifié de la Torah, un parti ultraorthodoxe, de ne pas soutenir le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahou lors des prochaines élections législatives. Cette alliance, qui a perduré pendant plus de trente ans, a été rompue, laissant la voie ouverte à d'autres candidats, notamment Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major de Tsahal.
Le 5 novembre, le Judaïsme unifié de la Torah a annoncé son choix de ne pas recommander Netanyahou, une décision motivée par des préoccupations concernant le service militaire obligatoire pour les étudiants religieux. Cette menace a suscité un mécontentement croissant au sein de la communauté ultraorthodoxe, qui craint que des changements dans la législation ne portent atteinte à leurs traditions et à leur mode de vie.S2
Cette évolution pourrait avoir des répercussions significatives sur le résultat des élections, prévues pour le mois prochain. Le soutien du Judaïsme unifié de la Torah a longtemps été considéré comme un pilier pour le Likoud de Netanyahou, et sa perte pourrait affaiblir la position du Premier ministre face à ses adversaires politiques. Gadi Eisenkot, avec un soutien croissant, pourrait tirer profit de cette situation délicate pour le gouvernement de Netanyahou.S1