Les élections législatives israéliennes, prévues pour le 27 octobre, se dérouleront dans un contexte particulièrement tendu, marqué par les répercussions de l'attaque du Hamas et la guerre qui a suivi à Gaza. Ce scrutin est le premier depuis ces événements tragiques, et il pourrait redéfinir le paysage politique du pays. Au sein de la coalition du Premier ministre Benyamin Netanyahu, le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, figure de proue de l'extrême droite, mène une campagne offensive qui pourrait lui permettre de remporter entre 7 et 12 sièges sur les 120 que compte la Knesset.
Ben Gvir, connu pour ses propos provocateurs et racistes, bénéficie d'un soutien croissant, ce qui lui permet de tirer le gouvernement vers l'extrême droite. Son ascension est en partie facilitée par la volonté de Netanyahu de maintenir son pouvoir, en ménageant les factions les plus radicales de sa coalition. La dynamique actuelle de la campagne semble indiquer que les électeurs pourraient se tourner vers des options plus radicales dans un climat de peur et d'incertitude.S2
Alors que le pays se prépare à voter, les conséquences de cette élection pourraient être profondes, non seulement pour la politique intérieure d'Israël, mais aussi pour ses relations avec les Palestiniens et la communauté internationale. Les résultats pourraient également influencer la manière dont le gouvernement israélien abordera les questions de sécurité et de paix dans les mois à venir.S1