En Espagne, le ministre des Transports, Óscar Puente, a annoncé sa démission mardi 3 novembre, à la suite de la collision tragique de trains à Urda, qui a coûté la vie à au moins 69 personnes. Cet incident, survenu dans la région de Tolède, est le deuxième grave accident ferroviaire en moins d'un an, ce qui a conduit Puente à considérer sa décision comme une question de "dignité politique".
Lors de sa déclaration, Óscar Puente a souligné que "un ministre des Transports d'un pays comme l'Espagne ne peut pas rester en fonction après deux accidents d'une telle gravité en moins d'un an". Il faisait référence à un précédent accident survenu fin octobre près de Madrid, ainsi qu’à celui en Andalousie en janvier. Sa démission survient après une comparution devant les députés, où il a exprimé sa volonté de prendre la responsabilité politique de cette tragédie.S2S4
La catastrophe ferroviaire d'Urda a provoqué un choc au sein de la population espagnole, et le gouvernement a annoncé qu'il travaillerait "sans relâche" pour regagner la confiance des citoyens. En réponse à cette situation, une grève générale est prévue le 11 novembre, reflétant le mécontentement croissant face à la gestion des infrastructures de transport.S5S8
Les conséquences de cet accident et la démission de Puente pourraient avoir des répercussions importantes sur le gouvernement de Pedro Sánchez, à moins d'un mois des élections législatives. La pression monte sur le Premier ministre pour qu'il prenne des mesures concrètes afin d'améliorer la sécurité ferroviaire en Espagne et d'éviter de futurs drames similaires.S1S3