Le jeudi 5 novembre, une grève générale est prévue à travers toute la France, avec des syndicats appelant salariés et fonctionnaires à se mobiliser pour revendiquer des augmentations de salaires. Ce mouvement, qui marque le premier appel à la grève depuis la rentrée, est soutenu par des jeunes, des retraités, ainsi que par des groupes tels que les Gilets jaunes, qui ont relancé leurs protestations contre le coût de la vie depuis plusieurs semaines. Les lycéens et étudiants, qui ont commencé leur propre mouvement en septembre, sont également attendus dans les rues pour cette journée de mobilisation.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a exprimé des attentes élevées pour cette journée, anticipant une "belle mobilisation". En réponse à ces manifestations, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé le déploiement de 70 000 policiers et gendarmes pour assurer la sécurité, promettant une "réponse d'une extrême fermeté" en cas de débordements. Les syndicats espèrent que cette mobilisation sera suffisamment forte pour inciter le gouvernement à fournir des réponses concrètes aux revendications des manifestants.S3
Les prévisions estiment que près de 800 000 manifestants pourraient descendre dans les rues, ce qui pourrait entraîner des perturbations significatives dans les transports et les services publics. Les syndicats, notamment la CGT et la CFDT, s'attendent à une large participation, et les appels à la grève visent à unir divers groupes sociaux autour de la question des salaires et des conditions de vie. Le gouvernement, de son côté, est sous pression pour répondre aux attentes croissantes de la population, alors que la colère sociale s'intensifie.S2S1