Le 6 novembre, plusieurs avocats représentant des victimes de violences policières ont annoncé leur intention de saisir la Cour de justice de la République contre Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur. Cette décision a été prise lors d'une conférence de presse à Paris, où les avocats ont détaillé les violences subies par leurs clients, évoquant des incidents graves tels que des tirs de grenades explosives et l'usage de LBD au visage. Ils ont qualifié ces actes de dérive autoritaire, soutenus par la Ligue des droits de l’Homme (LDH).
Les avocats, représentant un total de 18 victimes, ont mis en avant des cas de répression violente, y compris des charges de police qui ont causé des blessures graves. Ils ont dénoncé l'utilisation d'armes potentiellement létales contre des manifestants, y compris des mineurs. Dans leur démarche, ils visent à faire juger les ordres donnés aux forces de l'ordre, en particulier ceux qui ont conduit à des actions considérées comme des tentatives d'homicide.S3
Laurent Nuñez a réagi à ces accusations en affirmant qu'il était prêt à répondre de toute plainte déposée contre lui, se déclarant serein et confiant. Cependant, les avocats insistent sur la nécessité de rendre des comptes pour les violences policières, qui selon eux, illustrent une crise des droits fondamentaux en France. Ils espèrent que cette action en justice incitera à une réflexion plus large sur la gestion des manifestations et l'usage de la force par la police.S1