Le 3 novembre, l'Arcom, le régulateur français de l'audiovisuel, a annoncé avoir saisi la justice suite à des déclarations controversées d'Éric Zemmour, prononcées au lendemain des événements du 17 octobre. Sur les chaînes LCI, BFMTV et CNews, Zemmour a appelé à la "remigration" des "hordes de barbares maghrébins et africains", des propos jugés discriminatoires et racistes, qui ont suscité une vive indignation dans l'opinion publique et parmi les politiques.
Ces déclarations de Zemmour, qui a récemment fait le saut de la polémique à la politique, ne sont pas un fait isolé. L'Arcom a précisé que la saisine de la justice intervient dans un contexte où les discours de haine et de discrimination sont de plus en plus surveillés. Le régulateur a souligné que bien que ce type de discours ne soit pas inédit, il reste relativement rare dans le paysage médiatique français.S2
Les événements du 17 octobre, qui ont marqué une journée de manifestations, sont désormais au cœur de cette controverse. Les appels à la discrimination formulés par Zemmour sont perçus comme une tentative de stigmatiser des groupes entiers, ce qui soulève des questions sur la responsabilité des médias dans la diffusion de tels discours. Cette situation pourrait également avoir des répercussions sur la campagne présidentielle à venir, où Zemmour est un candidat de l'extrême droite.S1S3