Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a été auditionné le 3 novembre par la commission d'enquête parlementaire concernant les manifestations violentes des 17 et 18 octobre. Lors de cette audition, il a reconnu un "échec" dans la gestion de la sécurité, regrettant un "défaut d’anticipation" qui a conduit à des débordements lors de ces événements, exacerbés par la simultanéité des incidents survenus ce jour-là.
Nuñez a déclaré que son incapacité à prévoir les divers "phénomènes" qui ont éclaté simultanément a été un facteur clé dans l'effondrement du dispositif policier. Il a également exprimé des regrets concernant les "blessures graves" infligées aux manifestants, dont certains étaient mineurs, et a justifié l'usage d'armes potentiellement létales par la nécessité de faire face à des situations jugées critiques.S3S4
Au cours de son audition, le ministre a mis en avant la responsabilité d'une "mouvance d’ultragauche et d’extrême gauche" ainsi que celle des casseurs pour la violence observée, tout en admettant que les forces de l'ordre n'avaient pas été suffisamment préparées. Il a affirmé qu'il y aurait un "avant et un après" le 17 octobre, indiquant que la doctrine du maintien de l'ordre devrait être révisée.S5S6
La commission d'enquête, qui se concentre sur la préparation des pouvoirs publics face à de tels événements, a également noté que l'exécutif avait reconnu des défaillances dans la gestion de ces manifestations. Laurent Nuñez avait même proposé sa démission à Emmanuel Macron, qui a refusé cette offre, soulignant la gravité de la situation.S5