Le 5 novembre, la France a connu une mobilisation massive avec des syndicats revendiquant 1,6 million de manifestants à travers le pays, selon la Confédération générale du travail (CGT). Cette journée de manifestations, prévue depuis début octobre, a vu des cortèges rassemblant des salariés du secteur privé et public, ainsi que des lycéens et des étudiants, tous unis pour défendre les emplois, les salaires et les services publics. À la mi-journée, les estimations des syndicats faisaient état de 250 000 manifestants dans 73 cortèges, témoignant d'un large soutien populaire pour les revendications sociales.
Le ministère de l'Intérieur a également fourni une estimation provisoire, indiquant près de 600 000 manifestants dans les rues ce jeudi. Ce chiffre, bien que inférieur à celui avancé par la CGT, souligne l'ampleur de la mobilisation. En réponse à cette agitation sociale, Sébastien Lecornu, le ministre des Territoires, a annoncé la tenue d'une « conférence sociale » prévue pour lundi, visant à rassembler les organisations syndicales et patronales afin de discuter des préoccupations liées au pouvoir d'achat et aux salaires.S2
Cette conférence sociale est perçue comme une tentative du gouvernement de répondre aux inquiétudes croissantes des citoyens face à la hausse du coût de la vie. Les syndicats, qui ont orchestré ces manifestations, espèrent que cette réunion sera l'occasion d'obtenir des engagements concrets de la part des employeurs et du gouvernement sur des augmentations de salaires et des améliorations des conditions de travail.S1S2